Pendant une année entière, la « Humane Society of the United States », fondation de protection animale installée à Washington, a effectué une enquête minutieuse sur le commerce des chevaux de boucherie destinés à la consommation humaine. Il s'agissait de dénoncer les conditions scandaleuses, mais hélas méconnues du public, dans lesquelles les chevaux sont traités tout au long de la logistique de cette véritable industrie. Les résultats de l'enquête viennent d'être publiés, et font froid dans le dos, ne serait-ce qu'au niveau des chiffres.
En 1992, par exemple, 243 585 chevaux ont été abattus dans un but d'hippophagie, donc à destination des l'étranger exclusivement, puisqu'il n'y a pas de demande humaine pour la viande de cheval aux Etats-Unis. A cela il faut ajouter 46 734 chevaux transportés vivants vers les abattoirs canadiens, ce qui porte à plus de 290 000 le nombre de chevaux abattus.
Or l'origine des chevaux arrivant à l'abattoir est souvent douteuse. Comme chez nous, certains d'entre eux sont des CHEVAUX VOLES. Et très peu pont la chance d'être retrouvés à temps, d'autant qu'ils sont parfois abattus moins de 48 heures après le vol. D'autres sont réformés de courses.
La source majeure des abattoirs est constituée par les ventes aux enchères. Aux Etats-Unis, elles sont à la plus nombreuses et plus populaires que chez nous, et représentent une véritable mine d'or pour les négociateurs en chevaux de boucherie. On y trouve des chevaux de tous âges et de toutes races, dont les propriétaires peuvent être aussi bien des professionnels (patrons de centres équestres, etc.) que des particuliers. C'est ainsi que certains propriétaires de chevaux de loisir croient vendre leur monture à un particulier, et n'imaginent pas que leur ancien compagnon finira dans l'assiette d'hippophages étrangers. Cela dit, tout le monde n'est pas aussi naïf, et de plus en plus de propriétaires vendent leurs chevaux en parfaite connaissance de cause, protégés par la clandestinité du négociateur et l'hypocrisie du système.
Il y a aussi le cas – non évoqué dans l'enquête de la Humane Society de ventes aux enchères officiellement destinées aux abattoirs.
Aux Etats-Unis, le trafic de la viande à destination de la consommation humaine est soutenu par une forte demande émanant de l'Europe, et la France en particulier. En 1993, « nous » avons acheté 85% de la production !!!!!
Je ne vois pas de différence en 2009 et pourtant il devait en avoir alors que font les gouvernements en dehors de faire des grosses bouffes hein !!!
Rien tout le monde s'en fou de ce que ces chevaux subissent du moment qu'ils finissent en steak, tas de cons vous me faire gerber !!!!